Jesus SarkoMes Chers Compatriotes,

Je n'ai pas besoin de vous rappeler le résultat du premier tour de l'Érection Pestilentielle, vous l'avez en tête : la petite peste contre la colérique, Guignol contre Gnafron. Maintenant, c'est à vous de décider qui fera s'envoler vos impôts et dégringoler vos (déjà maigres) retraites.

Ce Brahim, examinons la situation du paysage politique : l'acte de décès du PS, signé depuis belle burette lurette par François Hollande, a débouché sur l'incinération de ses ruines. Benoît Hamon et Jean-Christophe Cambadélis ont craqué l'allumette.

Du côté droit, Ulysse (le mari de Pénélope), a renoncé à être le rassembleur des troupes en déroute, en vue du troisième tour : les législatives, qui sont pour eux le dernier recours avant que le Titanic Républicain embrasse l'iceberg.

Alors, que reste-t-il des possibilités de Catharsis pour ceux qui l'ont dans le Fillon ? Eh bien, il y a eu aujourd'hui un pow-wow au siège des Républicains. Tous ceux qui se pensent importants et indispensables étaient là. Ils se sont fendu la gueule à la hache d'abordage ont eu de légers différents. Chacun voulait être le sauveur de l'humanité droitière, et, eu égards au fait qu'ils ont à eux tous le charisme d'une huître pas fraîche, il a fallu penser à un Lider Maximo universellement reconnu. C'est alors que l'albinos Brice Hortefeux a commencé à avancer les pions d'un homme neuf. Un partisan d'une rupture avec le système ! Un sang neuf dans les artères du pouvoir : Nicolas Sarkozy !

Ça fait peur ! Ce garçon est stupéfiant ! Les français lui ont dit NON deux fois (trois, si on compte le référendum de 2005). NON est un mot assez simple : trois lettres, dont deux identiques. Alors, quelle est la partie qu'il ne comprend pas ? Le N, ou le O ?

On parie qu'il va se laisser porter en avant, du genre "puisque vous insistez..." Convenons de l'appeler "le boomerang" : plus on le jette, plus il revient.

Bien à vous,

Jacques