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Mes Chers Compatriotes,

Boum ! Là, on ne rigole plus. Ceux qui se disaient qu'ils étaient en sécurité loin de la Syrie rient un peu moins fort. Mais ne vous précipitez pas dans des radeaux de fortune pour aller vous réfugier à Damas : Guimauve le Conquérant, du haut du bastion de l'Élysée, va vous sauver grâce à l'état d'urgence, lui qui n'a jamais rien fait dans l'urgence... ni autrement, d'ailleurs.

Mais ce n'est pas là le pire... Il vous reste à subir l'incroyable masse de niaiseries débitée en continu par les journalistes de la Presse audiovisuelle. Ayant convoqué des hordes d'experts autoproclamés (lire : des vieux schnocks qui viennent arrondir leur retraite en débitant des sornettes sur un ton péremptoire), les berlusconnards et berlusconnasses de l'info instantanée donnent toute la mesure de leur talent. Un exemple ? D'accord :

"Nous rejoignons sur place Onésime Lemercier. Onésime, que sait on à l'heure actuelle ?"

"Eh bien, Jean-Raoul, on ne sait rien. Je me suis fait jeter comme une merde La Presse est tenue à l'écart par les forces de sécurité. J'ai même été mordu par un chien qui n'avait aucun respect pour les cartes de Presse. Je vous rappelle dès que j'aurai volé des infos à un confrère qui connait son métier."

"Mais vous nous confirmez que la Police est sur place ?"

Et là, on imagine bien Onésime répondant : "Non Jean-Raoul, ils sont au Commissariat pour finir leur partie de belote, et le Brigadier Vachandet vient de tirer un carré de valets, c'est vous dire si la situation est tendue".

Vous allez aussi subir les interviews de témoins arrivés deux heures après les faits, mais qui pensent avoir entrevu le fils du cousin de la concierge de la belle-sœur d'un terroriste.

Et vous taper les déclarations des autorités incompétentes : "Oui, oui, il faudra subir un toucher rectal pour aller acheter son pain, mais c'est pour votre bien. La Police vient d'ailleurs de recevoir l'équipement de pointe nécessaire : 200 000 doigtiers en caoutchouc."

Bref, tant que Joufflu n'aura pas pris de la graine de Poutine quant aux frappes aériennes, on sera dans la Daesh.

Bien à vous,

Jacques