Findus

Mes Chers Compatriotes,

 Comme vous, sans doute, j'ai suivi avec attention les déclarations de Benoît Hamon (Ministre de quoi, déjà ? Allez ! sans regarder ! Ha, vous voyez !) au sujet des lasagnes que vous savez. Je cite :

 Les plats cuisinés qui ont été retirés de la vente .../... pourront être redistribués aux associations caritatives (t'as raison, c'est des pauvres, ils n'ont pas d'avocat dans leur carnet d'adresses), qui seront informées de leur contenu (cheval, rat, chenilles, en grosses lettres...).

 Benoît Hamon (qui, déjà ?) a précisé qu'il existait "une disposition réglementaire qui prévoit qu'on puisse faire le don de produits qui ont connu un défaut d'étiquetage" (ouaaaiis ! voila des conserves avec rien sur la boîte, ouvrez-les pour savoir). Mais ceux qui bénéficieront de ces produits alimentaires ont droit à la réalité sur ce qu'ils mangent (c'est immonde, mais on vous aura prévenus). Il a reconnu qu'un tel don pouvait être coûteux pour ces associations, notamment dans le cas des produits surgelés qui nécessitent un transport frigorifique (sans compter la mise au frais des cadavres de pauvres pour pas que ça contamine ceux qui ont les moyens).

 Benoît Hamon (mais qui donc !?!) a reconnu que, dans la mesure où les contrôles étaient étendus dans les filières alimentaires, la découverte de nouveaux cas frauduleux ne pouvait être exclue (ben tiens, quand on ne contrôle pas, y'en a moins).

 Dans le projet de loi consommation que je présenterai en avril, nous allons multiplier par dix le niveau des amendes payées (vi, vi, vi... zéro multiplié par dix, ça nous fait ?).

 Je ne voudrais pas monter sur mes grandes lasagnes, mais vous savez que je suis plutôt à lasagne sur la qualité alimentaire et je compte faire de cette affaire ma lasagne de bataille.

Et je vais peut-être rester à la tête de veau naturelle, moi...

 Bien à vous,

 Jacques